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Les Thériault des Îles-de-la-Madeleine

Les premiers habitants des Île-de-la Madeleine sont en grande partie des Acadiens.

Ils viennent de l’Île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard) comme engagés de Richard Gridley, en 1765. Celui-ci, un Colonel de l’armée britannique devenu Seigneur des Îles, ambitionnait de s’enrichir de la chasse aux loups marins ainsi que de la pêche aux homards. Les 22 engagés de 1765, des Boudreau, des Arsenau, des Poirier, des Chiasson, allaient contribuer à ériger la fortune de Gridley.

En 1793, un autre groupe d’Acadiens arrivent aux Îles-de-la-Madeleine avec l’abbé Jean-Baptiste Allain; ils fuient les Îles Saint-Pierre et Miquelon où deux camps farouchement opposés s’y retrouvent.

Les Acadiens, pour la plupart anti-révolutionnaires en raison de leur attachement au clergé catholique, doivent fuir les Îles françaises où les sympathisants de la Révolution (qui se déroule en France) sont en position de force.

C’est ainsi qu’arrivent aux Îles-de-la-Madeleine, des Vigneau, des Cyr, des Leblanc, des Hébert et des THÉRIAULT.

C’est surtout autour de Havre-Aubert que s’installent ces réfugiés de Saint-Pierre et Miquelon pour former ce qui ressemblait déjà à un village au pied des collines de la Demoiselle.

Jusqu’en 1787, un système de répressions est installé aux Îles par Gridley; cela se poursuit avec un autre Seigneur du nom d’Isaac Coffin. Celui-ci refuse de reconnaître aux Acadiens leurs prétentions à la propriété des terres et il exige de ceux-ci des redevances élevées pour les terres qu’ils occupent.

Ce n’est qu’en 1895, grâce à une loi, que les Acadiens peuvent acheter leurs terres. Ce qu’ils font avec peu d’empressement étant donné leur manque de ressources financières.

Ces répressions constantes aux Îles-de-la-Madeleine font que les Acadiens émigrent un peu partout au Québec pour bâtir de nouveaux villages, avec peut-être un peu plus de promesse de survie.

Les Acadiens des Îles-de-la Madeleine s’expatrient vers
- la Baie Saint-Georges à Terre-Neuve en 1849,
- la Côte-Nord entre 1853 et 1865,
- la Beauce en 1885,
- à Lac au Saumon dans la Vallée de la Matapédia en 1896,
- au Saguenay, particulièrement Kénogami (Jonquière depuis 1975) en 1912- 13,
- et finalement dans l’Abitibi/Témiscamingue, à l’Île Népawa en 1941- 42.

Extrait du texte «Les Acadiens au Québec», par Louise Cyr, Conservatrice au Musée acadien de Bonaventure, publié dans L’ABOITEAU, Bulletin de liaison de la Fédération acadienne du Québec – printemps-été 2005, vol. XVII, no 2

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